« J’ai voulu faire mes propres expériences »

Julian

Les premières personnes qui m’ont parlé de Dieu sont mes parents, car ils sont croyants. Quand j’étais petit, je connaissais plein d’histoires de la Bible comme David et Goliath, Abraham ou Noé, mais pour moi c’était plutôt une culture qu’une connaissance de Dieu.
Je n’avais pas l’impression que Dieu était proche ou qu’il était accessible.

J’ai donc passé une enfance tranquille mais par la suite j’ai voulu faire mes propres expériences. Alors avec mes amis, on a commencé à faire la fête et petit à petit j’y ai pris goût ! C’est carrément devenu comme un mode de vie pour moi. Je fumais beaucoup de cannabis, environ une dizaine de joints par jour, j’appréciais vraiment ça.
Je fumais du matin au soir. Au fur et à mesure, je commençais à dealer, pas grand-chose, u centaine de grammes par semaine. J’aimais sortir avec mes amis, on allait dans des raves- party. Et puis j’ai commencé à boire de plus en plus d’alcool. Dès 8 heures le matin je buvais. Je suis finalement devenu alcoolique.
C’est allé de pire en pire. Je prenais des drogues de plus en plus dures : LSD, AMD, 6-APB. De mes 14 ans à mes 18 ans ça a été mon mode de vie. J’étais devenu accro à ces substances, notamment au cannabis. Je faisais même pousser des boxes de champignons hallucinogènes et des plants de cannabis dans mon appartement à Strasbourg. Tout mon emploi du temps était orienté vers ça. Mais malgré tout, j’avais l’impression d’être tombé dans un puits. Pourtant j’avais énormément d’amis mais je me sentais vraiment seul.
Dieu ?

Je dirais qu’ll m’a interpellé de différentes manières. D’abord au travers de ma conscience. Toutes les fois où je me demandais quel était le sens de ma vie, ou bien, où est-ce que cette vie là me mènerait? Je savais que j’avais besoin de quelque chose ou plutôt de quelqu’un.
Il m’a également parlé au travers des personnes qu’ll a mises sur ma route. Des gens qui, dans la rue, me disaient que Dieu m’aimait quoi que j’ai pu faire dans ma vie.
Je me souviens d’une fois aussi où je suis allé dans une rave-party, c’était un TNI (Tapage Nocturne Itinérant). Là-bas, je m’apprêtais à passer 70 heures sans manger ni dormir, juste à me droguer.
Mais sur le chemin j’ai rencontré quelqu’un qui m’a simplement parlé de l’amour de Jésus pour moi, qui m’a dit que Jésus m’aimait. Pour moi, il y a eu plusieurs clins d’œil comme ça.

Notamment aussi les fois où je me suis rendu dans une église, et là-bas il y a avait encore des personnes qui me disaient :  » Quoi que tu fasses, Jésus t’aime « .

Je sais aussi que des gens ont prié pour moi, et que Dieu m’a préservé du pire.
Il ne faut pas oublier que c’est une maladie mortelle, ça aurait pu aller plus loin, encore beaucoup plus loin.

C’est fou de se dire que même si on fait n’importe quoi, même si on ne se respecte pas, Dieu nous aime quand même!

Petit à petit je me suis approché de Dieu. C’est comme s’ll m’avait attiré à lui par des cordages d’amour. Je n’étais pas attiré par une religion en soi mais par l’amour de Dieu. J’ai commencé à prier, j’ai simplement dit à Dieu : « Ok, il faut que tu m’aides, je suis dans des situations assez difficiles et de moi-même je n’y arrive pas et je te demande de me donner un coup de main« .
Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain mais petit à petit, Dieu m’a libéré d’abord de mes addictions psychiques, puis j’ai commencé à arrêter de prendre des drogues dures. Après je suis sorti de mes dépressions parce que j’étais dépressif et mélancolique. Enfin je suis sorti de l’alcoolisme et du tabac.
J’ai demandé à Dieu de me donner la force de me libérer de tout ça. Et il l’a fait ! J’ai même pu jeter mes plantations. Avant, quand j’examinais ma vie, je me disais que c’était impossible pour moi de vivre autrement.
Et pourtant Dieu est au-dessus de tout. Il m’a donné ce que je recherchais au fond de moi, c’est-à-dire cette paix intérieure, cette joie de vivre et surtout cet amour.

Connaître Dieu, connaître l’amour de Jésus pour moi c’est la chose la plus merveilleuse, qui est bien au-delà de tous les paradis artificiels que j’ai pu ingurgiter. C’est cette vie-là qui me rend heureux aujourd’hui. Je me sens bien avec Dieu.

 

D’après Julian (prénom d’emprunt)  « Le journal de rescapés » : ResKP