Ma politique c’était :
« profite d’abord,
Dieu ce sera pour plus tard »
Teuf, alcool, joints, mensonges… C’était ça ma vie d’avant mais mes parents ne savaient pas ce que je faisais. Faut reconnaître que ce n’est pas du tout ce qu’ils m’ont enseigné. Mes parents m’avaient partagé leurs croyances, leurs valeurs fondées sur la Bible et leur foi. Mais moi je ne mettais pas tout ça en pratique. Pourtant j’étais convaincu de l’existence de Dieu. Enfant, j’avais décidé de suivre Dieu mais c’est à l’adolescence que ça s’est gâté.
J’ai commencé à vivre ma vie sans mettre Dieu en premier et je me suis laissé influencer par des fréquentations qui m’ont peu à peu éloigné de lui. J’ai commencé à m’intéresser à sortir tout en continuant d’aller à l’église.
À cette époque pour moi, la vie c’était d’abord les amis, les filles et tout ce qui va avec : alcool, cigarettes, cannabis. Je pensais que ce n’était pas bien méchant du moment que j’arrivais à maintenir un niveau scolaire correct et que mes parents me fichaient la paix. Ma politique c’était : profite d’abord et Dieu, ça sera pour plus tard. Mais quand on commence à entrer dans le péché, on s’enfonce de plus en plus.
Finalement les amusements sont devenus des addictions, je fuyais la maison pour passer la plupart de mon temps avec mes amis. Je me cachais en mentant sans arrêt. Par exemple, quand je rentrais chez moi avec l’odeur de la cigarette, je disais à mes parents que c’était à cause de mes potes qui fumaient. Parfois je m’étonnais même des mensonges que je pouvais sortir et jusqu’à quel point on pouvait s’enfoncer. Cette situation a duré assez longtemps et a entraîné de grosses disputes avec ma mère surtout.
Dire la vérité ? Non, je ne pouvais pas. À cela s’est rajoutée une déception amoureuse qui a aggravé la situation. Je voyais que ma vie battait de l’aile, je savais que Dieu pouvait m’aider mais je n’en avais pas envie. J’avais pour habitude de crier à lui seulement quand j’en avais besoin et quand il avait réglé mon problème, je le laissais tomber. Pourtant, je continuais à aller aux réunions de jeunesse et j’essayais de mettre ma vie en règle par mes propres forces. J’avais toujours dans le cœur ce désir de suivre Jésus, mais j’avais du mal à me détacher de toutes mes addictions.
Et puis voilà qu’au cours d’une réunion de préparation au baptême, je décide de changer. Je voulais, moi aussi, connaître ce bonheur que Jésus donnait aux chrétiens que je voyais dans mon entourage. Grâce à mes proches, j’ai compris que quoi que je fasse, je ne pourrais jamais être parfait et que Dieu attendait seulement un pas de ma part. Je lui ai dit que désormais, ma vie lui appartenait et lui ai demandé qu’Il vienne me transformer.
« J’ai expérimenté sa grâce et j’ai compris qu’Il ne me juge pas. »
Il désire seulement que nous allions vers lui avec nos faiblesses et nos mauvaises habitudes. Pour finir, j’aimerais t’encourager. Sache que lorsque que tu fais un pas vers Dieu, lui, Il en fait mille. Depuis que j’ai pris cette décision, fini les addictions ! Jésus m’a délivré de tout ça, de ce mode de vie, et Il a changé mes désirs. J’ai compris que peu importe l’âge qu’on a, peu importe ce que l’on a fait, peu importe ce que l’on a vécu, le vrai bonheur et la vraie vie se trouvent en Jésus.
D’après Vincent « Le journal de rescapés » : ResKP
